Critique – La Tour Sombre

La Tour Sombre est un cycle « Fantasy » de 7 romans (8 en comptant le hors-série La clé des vents) écrit par Stephen King et inspiré par un poème de Robert Browning, « Le chevalier Roland s’en vint à la Tour noire ».

4ème de couverture du Tome 1

Maître incontesté du suspense et de l’épouvante, Stephen King a connu, depuis la publication de son premier roman, un succès phénoménal qui ne s’est jamais démenti à ce jour. Il est aujourd’hui l’un des écrivains les plus lus au monde. Avec La Tour sombre, saga fantastique dont voici le premier volet, il nous offre le plus déroutant, le plus énigmatique de ses romans.  » L’homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le poursuivait …  » Dernier aventurier d’une époque qui ressemble à la nôtre, Roland le Pistolero est poussé par une force inconnue. Au-delà de cette chasse à l’homme, ce qu’il cherche, c’est la Tour. A la croisée des temps, lieu de rencontre de notre univers et d’autres mondes…. Voilà vingt ans que dure cette poursuite. Pour Roland, l’enjeu est maintenant de rattraper l’homme en noir. Lui seul – il l’a vu en rêve – peut l’éclairer sur soit avenir. Le sorcier doit tirer trois cartes qui vont lui ouvrir trois portes. Vers l’enfer ou le paradis ? Nul ne le sait encore. En attendant, tous deux marchent. Hallucinés. Ne pouvant se soustraire l’un à l’autre. Sous l’œil vigilant du gardien de la Tour…

De prime abord, on connait plus King pour ces ambiances « angoisse » et « horreur » que pour sa littérature à la Tolkien. Après avoir terminé le tome 1, je l’avoue j’étais très sceptique sur l’intérêt de lire ou non la suite. Un tel méli-mélo, imbroglio de clichés sans queue ni tête a de quoi dissuader même le plus motivé des lecteurs.

Heureusement mon frère a un peu insisté et j’ai fini par y prendre goût à cette fresque fantasy/fantastique à la sauce western spaghetti. Le tome 1 n’est qu’une introduction qu’il faut bien digérer pour assimiler un cycle puissant, écrit et publier sur prêt de 40 ans !?

Ma note :
7.0
/ 10

La Tour Sombre représente son œuvre majeur et recoupe quasiment TOUTES ses autres œuvres. Le récit traverse et fait intervenir un grand nombre d’univers et personnages déjà écrit ou en cours d’écriture au moment de la rédaction de la Tour. On notera également que ce cycle est un cours d’écriture en puissance, où King apparait d’ailleurs en personnage de l’histoire incarnant son propre rôle d’écrivain (fainéant) de manière étonnamment cohérente.

Alors chers lecteurs, vous n’avez plus qu’à investir afin de goûter à ce chef d’œuvre qui sort intelligemment des sentiers battus! Et comme d’habitude pour les commentaires et/ou une discussion à chaud c’est juste en dessous :-). Attention toutefois à ceux qui aiment les fins bien propres :  sans vouloir faire de spoil, ça ne vous plaira pas 😉
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3 Comments

  1. c’est clair pour la fin, qui m’a vraiment déçu, moins par sa forme que parce qu’on a l’impression que king ne savait pas lui-même quelle fin écrire pour clore son histoire. en fait, tout le dernier tome m’a déçu, j’ai trouvé le récit moins sympathique, plus cliché que tous les précédents, comme s’il avait cédé à la facilité.
    comme la tour sombre est déclinée sur d’autres supports, ça serait une bonne idée non pas d’adapter les romans, mais de raconter l’histoire telle qu’elle démarre en fin de compte

    • Tout à fait en phase. C’est comme le personnage de Patrick Danville. On l’impression qu’il a été créé après coup car l’auteur de savait pas comment traiter le cas du Roi Rouge…

  2. C’est vrai que Stephen King a souvent du mal avec ses épilogues. Je n’ai pas trop apprécié la mort du roi cramoisi (un peu bébête je vous l’accorde) mais la vraie fin avec Roland dans la Tour est magistrale. Elle a un sous texte Nietzschéen grandiose !

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